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Comment savoir que vous êtes tombé amoureux du Jiu-Jitsu
Comment savoir que vous êtes tombé amoureux du Jiu-Jitsu
Pour certains, c'est le coup de foudre dès le premier combat.
Le frisson de ce premier simulacre de combat maladroit, à vous déplacer à genoux en agrippant le vide comme un bambin. La première fois, impressionnante, où vous tapez contre une femme deux fois plus petite que vous, une lueur sadique dans les yeux, ou contre un adolescent boutonneux qui sent les pochettes réchauffées au micro-ondes. Le premier matin où vous vous réveillez courbaturé de la tête aux pieds, mais en cherchant déjà comment changer votre nom de famille pour Gracie.
Pour d'autres, ça prend un peu de temps.
« Est-ce que j'aime vraiment ça? Est-ce que c'est mon truc? » vous demandez-vous peut-être. Ne vous inquiétez pas, nous sommes là pour vous aider. Voici quatre symptômes qui montrent que vous êtes bel et bien tombé amoureux du Jiu-Jitsu brésilien :
Vous portez votre pantalon de kimono (ou votre Rashguard) partout
Nous ne parlons pas du petit arrêt à l'épicerie après l'entraînement, en rentrant de l'académie. Ça, c'est normal. C'est pratique. Non, nous parlons du port intentionnel, tous les jours et partout, de vos vêtements d'entraînement de Jiu-Jitsu. Nous parlons d'un niveau John Danaher. Que vous vous soyez entraîné (ou que vous prévoyiez de le faire) ce jour-là ou non, vous sortez en tenue de Jiu-Jitsu. Vous portez peut-être même votre ceinture.
Ce pantalon de coton confortable à cordon dit à tout le monde : « Je pratique un art martial. » Le logo de l'académie affiché sur la jambe du pantalon ou sublimé dans le dos de votre Rashguard moulant dit : « Voici ma communauté, voici les miens. » Vous parcourez chaque allée de l'épicerie et chaque café dans un rayon de cinq kilomètres, en espérant en silence que quelqu'un vous demande : « Oh, vous faites du Jiu-Jitsu? » C'est là que vous brillez.
Félicitations, vous êtes amoureux.
L'odeur d'une salle d'entraînement en sueur vous revigore
Eh oui... vous savez de quoi nous parlons. Cet arôme musqué de sueur et d'hormones de stress, avec une note de spandex jamais tout à fait assez propre. Voilà l'eau de Jiu-Jitsu.
Elle vous a peut-être rebuté au début (à moins que vous ne soyez un ancien lutteur... pour qui c'est presque réconfortant). Elle vous a peut-être brûlé les narines et fait reculer d'un pas la toute première fois. Mais peu à peu, vous vous y êtes habitué. Elle a cessé d'être si repoussante. Puis, un jour, bang! Vous êtes entré à l'académie et vous vous êtes surpris à en prendre une grande inspiration, en vous préparant aux batailles légendaires à venir.
Vous le savez bien... vous êtes amoureux.
Vous essayez de recruter de parfaits inconnus
Peut-être avez-vous commencé le Jiu-Jitsu pour essayer quelque chose de nouveau, pour perdre du poids ou pour passer plus de temps avec votre partenaire, déjà fou de Jiu-Jitsu. Peut-être parce que Joe Rogan a dit que c'était cool. Ou peut-être êtes-vous entré par erreur à l'académie en cherchant votre club local de Donjons et Dragons, et vous êtes simplement... resté.
Peu importe la raison, au début, c'était « votre » truc. Puis vous avez commencé à vous dire : pourquoi PLUS de gens n'essaient-ils pas le Jiu-Jitsu? Plus il y a de gens, plus vous avez de partenaires d'entraînement. Plus il y a de monde sur le tatami, plus il y a de ceintures blanches à malmener, et plus vous progressez! Vous avez développé une tendance compulsive à recruter tout le monde autour de vous : votre frère, votre cousin, votre voisin... et même votre grand-mère. Puis, soudain, vous vous êtes retrouvé à vanter les vertus du Jiu-Jitsu brésilien au caissier de votre épicerie, à votre voisin de siège dans l'avion et même au vieux monsieur qui promène son chien tous les matins à 7 h pile.
Mon ami, vous êtes amoureux.
Votre collection de kimonos a son propre placard
À vos débuts, vous avez probablement dû emprunter un kimono de BJJ. Peut-être avez-vous apporté le vôtre, mais c'était un vieux kimono de karaté de l'époque du secondaire. Puis vous êtes devenu le fier propriétaire de votre tout premier kimono. Un seul, par contre, parce que vous n'étiez pas encore tout à fait sûr de ce truc de Jiu-Jitsu.
Aujourd'hui, vous possédez plus de kimonos de Jiu-Jitsu brésilien que vous ne pourriez en porter en une semaine... voire en un mois. Vous avez toutes les versions de votre kimono Kingz préféré, chaque nouvelle couleur et chaque édition limitée. Vous avez commencé à fouiller eBay à la recherche de kimonos d'époque, en payant deux fois leur prix de vente d'origine. Vous avez peut-être même remporté une guerre d'enchères pour l'un d'eux, parce qu'il a été porté aux Championnats du monde IBJJF et porte une tache de sang datant du jour où la championne de cette année-là s'est cassé le nez en finale, mais a continué à se battre jusqu'à la victoire. Vous avez tellement de kimonos que vous avez consacré tout un placard de votre maison à votre collection (classée par couleur, bien sûr).
Non seulement vous êtes amoureux... mais vous êtes peut-être un peu obsédé.
Que ce soit le coup de foudre dès le premier combat ou que ça ait pris du temps, si vous lisez ceci, il y a de bonnes chances que vous soyez amoureux du Jiu-Jitsu. Parfois, la relation peut sembler toxique (quand la peur de manquer quelque chose frappe fort et que vous vous déchirez de nouveau le ligament croisé antérieur parce que vous n'êtes pas resté loin du tatami), mais le plus souvent, c'est l'un des plus beaux amours de votre vie.
Joyeuse Saint-Valentin de la part de toute l'équipe Kingz.